Bologhine, anciennement Saint-Eugène, abrite le dernier cimetière de la communauté juive d’Alger.

La présence continue des Juifs à Alger est attestée depuis le début du XIIIe siècle, et il est très probable qu'il y eut une vie juive bien avant puisqu’au IVe siècle les communautés juives formaient une chaîne ininterrompue depuis le Nord du Maroc actuel jusqu'en Orient.
Si dans beaucoup de villes comme Constantine, Sétif, Aumale, Bône et Tipaza, des preuves archéologiques témoignent de la présence très ancienne des Juifs en Algérie, aucun élément tangible de leur présence à Alger avant le XIIIe siècle n’a cependant été mise à jour.

Outre son monument aux morts, ses 64 carrés, ses nombreux caveaux et ses ossuaires, le cimetière de Saint-Eugène-Bologhine renferme plusieurs stèles et tombeaux transférés des anciens cimetières d’Alger, en particulier les restes des deux illustres rabbins espagnols Ribach et Rachbats, refondateurs de la communauté juive d’Alger au XIVe siècle.

La mémoire de nos parents et la richesse des vestiges spirituels et historiques font de ce cimetière un lieu unique, mais sa dégradation est continue : les intempéries, les mouvements de terrain et le vandalisme font disparaître chaque jour un peu plus les sépultures des Juifs d’Alger.

Ce site a une double vocation : contribuer à la pérennité du cimetière en le faisant mieux connaître, et conserver la mémoire de ceux qui y reposent.

Les personnes qui veulent participer à ce travail de mémoire sont les bienvenues.

Jean-Paul Durand

 


Site déclaré à la CNIL sous le numéro 1388584
Mentions légales

Le hazan Philippe Darmon a enregistré spécialement pour notre site les psaumes et les prières selon le rite algérois

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Ecoutez la Akeda, chant d'ouverture de la cérémonie du shoffar (durée 4mn58s).

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Ecoutez le psaume 90 (durée 4mn19s).

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Honorez la mémoire d'un défunt en vous rendant sur la page de sa sépulture :

lisez ou écoutez le psaume consolateur 91.

faites la Rahamana, prière pour le repos de l'âme du défunt, spécifique à la communauté d'Alger.

mise à jour du site
8 décembre 2014
18130 noms et 3298 photos

Bernard Haddad est né en 1940 rue Caraman à Bône, aujourd’hui Annaba.
Il nous a quittés le 13 octobre 2014.
Très actif président fondateur des associations Mémoire Active Bônoise puis Mémoire Active d’Algérie, il a œuvré sans relâche à la préservation de la mémoire des Juifs inhumés en Algérie.
Il a parcouru le pays, et en particulier l’Est d’où il était originaire, pour combattre l’indifférence, dénoncer le manque d’entretien et les profanations des cimetières chrétiens et juifs.
Il se mettait généreusement à la disposition des familles pour superviser le rapatriement des corps des défunts et partait identifier les sépultures juives des petits cimetières devant être supprimés de façon que les déplacements des corps se fassent dans le respect des impératifs religieux.
Bernard Haddad savait aussi mobiliser ses amis algériens et impliquer les administrations à Guelma, à Souk-Ahras, à Annaba comme à Alger : Je lui suis particulièrement reconnaissant qu’en juin 2010, missionné par le Consistoire Central de France, il ait pu conduire la Consule Générale Adjointe de France à Alger dans le cimetière de Saint-Eugène, devant l’ossuaire des grands rabbins d’Alger, pour lui faire constater les profanations.
Son enthousiasme et sa générosité vont nous manquer. Il s’est battu pour la dignité de nos morts restés en terre d’Algérie, nous ne l’oublierons pas.

J-P.D